vendredi 4 juillet 2014

FAQ – Éditions Cynthia Durand

Foire aux questions - L'aventure de l'autoédition


Pourquoi écrire un livre sur l’accouchement?

Enceinte de mon deuxième enfant, j’ai beaucoup cherché pour trouver un livre sur la naissance pour mon aîné. Mais tous les livres qu’on trouve sur la naissance montrent une mère enceinte, puis BANG, en une page, la mère se rend à l’hôpital et ressort avec un bébé. Des livres pour enfants sur l’accouchement même, à ma connaissance, il n’en existait pas.


À qui s’adresse ce livre?

L’histoire s’adresse au 3-10 ans, mais aussi aux femmes, aux hommes et à la société en général. J’ai voulu, pour une rare fois dans un média, que l’accouchement soit vu d’une manière positive.
On passe notre vie à craindre l’accouchement. On est bombardé de scènes d'accouchement qui virent en urgence dans les films et par des histoires d’horreur qui ne nous appartiennent pas alors que les plus grands chercheurs s’entendent sur la normalité des accouchements pour la vaste majorité des femmes. 

Ce livre s’adresse à ma fille qui va un jour probablement aussi accoucher et à ses cousines, aux garçons qui vont aussi probablement côtoyer la naissance un jour. Je veux qu’ils grandissent avec une image positive de l’accouchement.
Ce livre s’adresse aussi aux femmes qui ont peur d’accoucher, à celle qui cherche des images pour s’inspirer, à celle qui désire humaniser ce grand moment, qu’importe le lieu où elle donnera naissance.


Est-ce un « vrai » livre?

Oui. Ce livre a été créé dans la rigueur et les exigences actuelles du l'industrie du livre. Toutes les démarches administratives ont été faites pour que le livre se voie attribuer un code ISBN et pour que celui-ci soit catalogué aux archives nationales. Comme les livres produits avec une maison d’édition traditionnelle, deux exemplaires de Ma mère, c’est la plus forte seront conservés dans les voûtes des archives nationales pour les générations futures.


Pourquoi produire ce livre en autoédition?

J’ai approché quelques maisons d’édition avec mon projet et j’ai aussi suivi une formation sur l’édition afin de connaître les rouages du métier. Comme plusieurs auteurs québécois l’ont fait (Brian Perro, Hélène Desputeaux, Dominique Jolin…) je trouvais l’opportunité de devenir entrepreneure intéressante. C’est un peu dommage que le monde du livre semble snober l’autoédition, alors qu’en restauration, par exemple, on encourage les initiatives authentiques et originales, sans l'obligation de s’affilier à un grand nom du marché.

Mais, produire un livre en autoédition, c’est plus de travail?

 Oui. C’est sûr que dans une maison d’édition traditionnelle, l’auteur remet son manuscrit et que tous les collaborateurs sont déjà déterminés d’avance et gérer par un éditeur. Vous savez, c’est un incroyable contrat que l’auteur signe avec l’éditeur, un auteur qui veut vendre doit tout de même, en général, créer son site web, faire la promotion de son livre... puis ne touche que des peanuts pour un travail qui s’est souvent étendu sur de nombreuses années (au Québec, environ 1% de l’argent des ventes d’un livre est remis à l’auteur). Je voulais demeurer autonome face à mes idées, dans projet et surtout, conserver mes droits par rapport à mon livre et à tout produit dérivé, même si cela implique beaucoup de travail.


Les maisons d’édition traditionnelles reçoivent généralement des subventions pour le financement de leurs livres... En tant qu’autoéditeur, comment finance-t-on un tel projet?

L’impression du livre (nous avons fait un tirage de 2000 exemplaires), les frais de révisions, de promotion, etc représentent plusieurs milliers de dollars. C’est par hasard, quand le projet prenait forme, que j’ai vu passer le projet d’une connaissance qui finançait une expédition dans le Grand Nord sur un site de financement participatif. C’était une bonne idée, un signe! C’était aussi une façon de faire une étude de marché et la promotion. Grâce aux réseaux sociaux, mon livre a fait le tour du Québec et a même eu de la visibilité en France et en Suisse. Avant même que mon livre ne soit imprimé, plus d’une centaine de personnes l’avaient acheté en prévente. Dans le milieu de la périnatalité (les maisons de naissances, les centres de femmes, les accompagnantes à la naissance…) les gens parlent déjà de mon livre comme « une initiative unique qui répond vraiment à un besoin. » 

Nous avons aussi un partenaire officiel : le studio de yoga Namaste de Québec. C’est un centre de yoga qui offre divers cours prénataux et est très sensibilisé aux questions de l’humanisation des naissances.


En parlant du milieu de la périnatalité, une sage-femme a contribué au livre en rédigeant un avant-propos?

Oui, il s'agit de la sage-femme Isabelle Brabant auteure du succès de librairie Une naissance heureuse : bien vivre sa grossesse et son accouchement. Ce fut un livre qui m’a beaucoup touchée et que j’ai dévoré au cours de ma première grossesse. J’aime la sensibilité avec laquelle Isabelle Brabant parle de l’accouchement. Dès ma première grossesse, ce n’est pas toutes les interventions autour de l’événement qui m’attirent, mais son côté humain. Parler de la naissance, tout comme parler des soins de fin de vie, c’est aborder un débat délicat entre la technologie versus l’humanisation du processus…

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