mercredi 28 janvier 2015

Un porte-bébé et un autre

Bonne nouvelle. Pour 2015, je joint les collaboratrices du blog Mamans Zen où je publierai une fois par mois. Voici mon premier article :



MES 9 PORTE-BÉBÉS


Je ne suis ni une acheteuse compulsive, ni une collectionneuse. Un peu comme posséder une paire de sandales, d’espadrilles, de bottes d’eau et de bottes d’hiver : chacun de mes neuf porte-bébés a son utilité et m’est immensément précieux. Pour ceux qui doutent de la nécessité d’en avoir autant, voici une brève présentation de dix usages que je fais de mes différents porte-bébés…
5mois

1. Pour aller marcher…

Dehors ou dans la maison. En hiver ou en été. En ville ou en forêt.
Un porte-bébé vite enfilé: deux bretelles et une ceinture de taille, comme un sac à dos. S’utilise par en avant ou par en arrière. Chez moi, le préféré de papa pour sa facilité d’utilisation.
Azel 1ans, mei tai

2. Pour me libérer les mains…

Et faire le ménage, cuisiner, jouer avec mes grands et laver mes couches. Voici la version « traditionnelle » du porte-bébé présenté à la photo 1 : un carré de tissus central avec des sangles qu’on noue. Ainsi, aucune attache en plastiques ne peut briser et l’ajustement est infini pour un confort optimum. On l’appelle le porte-bébé asiatique (Bébé Tai, le Mei Tai…) et pour les mains agiles, de nombreux tutoriels sont disponibles en ligne.
(...)
Article complet sur http://mamanszen.com/mes-9-porte-bebes/

dimanche 11 janvier 2015

Une petite "écoeurantite" du froid



Depuis trois semaines, nous sortons très peu dehors:

Température réelle:      -34°, partiellement ensoleillé
Température ressenti:  -51°

Brrrrrrrr.

J'adore Iqaluit: la proximité avec la nature, la culture de son peuple, l'ouverture des gens aux enfants...
pourtant, tous les mois de janvier, elle revient...
cette petite "écoeurantite" passagère...
comme en 2012:

8 janvier 2012

Mon chéri est passé à la maison se faire un latté bien chaud. Il a laissé le moteur de son camion tourné. En entrant il a murmureé quelquechose comme "brrrr, celle-là est frette."

Le ciel est d’un bleu clair. On est sorti prendre notre dose de vitamine D, la vitamine-soleil. 10 h00 le matin, il fait clair, mais le soleil est trop bas, aucun rayon ne parviennent à notre peau. On s’est habillé chaudement, mais rien à faire, l’hiver égale vraisemblablement frustration pour les tout-petits : des mitaines qui l’empêche de ramasser un jouet, une embuche qui le fait tomber la face dans la neige, la neige trop molle qui le fait renfoncer jusqu’aux genoux, la botte qui reste coincée dans cette neige trop molle, la plaque de glace qui le fait glisser, le jouet qu’il tente de sortir de sa poche…  

Ça c’était hier. Aujourd’hui, -29 avec passage nuageux, n’essayez même pas de me convaincre, je reste encabané. Il jouera avec son train, ses camions, ses crayons, qu’importe, s’habiller pour aller sortir n’en vaut pas la peine.
Dans ma famille, l’hiver, ça toujours  été le ski de fond, la glissade et les grandes respirations d’air frais. J’ai toujours aimé l’hiver. C’est fini. JE NE SUIS PLUS CAPABLE. Trop de froid, trop de neige, trop de vent, f-i-n-i-i, FINI. Je n’aurais jamais cru vivre un tel froid, surtout une telle « écœurantite ». C’est inhumain.
Comment ils faisaient pour survivre, les Inuits, avant l’eau courante et l’électricité? Plus je me gèle le bout des doigts et plus j’ai de respect pour ce peuple qui d’après les trouvailles archéologiques seraient dans les environs d’Iqaluit depuis 4 000 ans. Je ne comprends pas, comment ils faisaient pour survivre à l’hiver, dans le temps? Ils prenaient leur bain dans un igloo ou ne se lavaient pas de l’hiver? Et pour aller aux toilettes en plein blizzard, il y avait une bécosse en forme d’igloo en annexe à l’igloo principal? Et pour s’essuyer les fesses? Bon je sais, on fait partis de la minorité de l’humanité qui a accès à du papier de toilette, mais ici, on n’est pas en pays tropical! Et pour s’éclairer dans l’hiver presque sans soleil? Et se chauffer dans ce pays sans arbres? En tout cas, moi je leur lève ma tuque.

12 janvier 2012


Mais, aujourd’hui, non, ce n’est pas un blizzard, seulement un vent bien déterminé qui décoiffe les voitures. Un vent de 52 km/heures qui refroidit la température ressentie de 20 degrés. -52°C

La noirceur, additionnée au froid permanant, joue un vilain tour au moral. Ça prend un sacré détermination pour survivre à cet hiver. Je sais je devrais sortir, prendre de l’air, voir des gens. Ouf, avec les enfants, sortir me semble une montagne inaccessible. Passe-partout est maintenant autorisé à jouer à profusion dans ma maison. Je pourrais profiter de ce temps à la maison pour me lancer dans la grande gastronomie, j’ai plutôt envie d’une bonne pizza graisseuse avec frites salées. Peut-être est-ce mon corps qui sent ce besoin gras afin de se garder au chaud? Pour déjeuner, hum, rien de tel que du chocolat.

Je comprends la dépression plusieurs personnes d’ici. Il faut sans cesse être créatif pour passer au travers de l’hiver. Hier, on a sorti le maquillage et on s’est lancé dans le body painting. Quel barbeau!

Alors là, j’ai mis la musique à tue-tête. Les petits et moi, on s’est laissé entraîner. C’est ce que j’avais besoin, donner un rythme à chaque partie de mon corps et simplement perdre le rythme. On a bougé, dansé, sauté. On a chanté, crié. On a sorti les chaudrons, jouer de la musique à casser les oreilles. On n’entendait plus le téléphone, on n’entendait plus nos idées. Comme c’était libérateur. On a fait un tapage.

lundi 5 janvier 2015

Veillez déposez vos bottes au frigo, s.v.p.



Samedi, c’était la vente de Noël par les artisans d’Iqaluit. « Artisans » est un bien grand mot, car tout le monde avait bien le droit d’aller vendre ses projets de tricots, ses parkas fait à la main ou ses biscuits secs. 
À un kiosque, une vieille dame était assise avec un jeune Inuit. Elle souriait. Elle vendait une superbe paire de kamiik, de la grandeur parfaite pour mon fils. Des kamiik (au pluriel, on double le i), ces bottes traditionnelles du Grand Nord, faites en peau de phoque, avec une doublure en feutre 100% laine, ornée de broderie comme les grands-mères polaires ont tellement de talent pour. Je me suis informée sur leur coût. Le jeune garçon a traduit en Inuktitut à sa grand-mère qui a répondu avec un sourire et un jargon mélodieux qui signifiaient le prix et son désir de m’en faire d’autres à mon goût pour la famille.
150$. Un peu dispendieux, mais un prix honnête pour tout le temps mis dans la fabrication des kamiik : chasser le phoque, le dépecer, gratter la viande et le gras de la peau, laver et tendre la peau sur un cadre en bois, la laisser sécher, couper les pièces nécessaire pour les kamik, les mâcher (étape essentielle pour attendrir la peau), coudre, broder…
J’ai discuté un peu avec le garçon qui m’a surtout précisé qu’il fallait les ranger au congélateur.
 - Au congélateur ?!
 - Le frigo fonctionne aussi, qu’il m’a répondu.
 - Ha bon.


Avez-vous déjà laissé vos bottes au congélateur? J’imagine que c’est plutôt froid quand tu te mets les orteils dedans. On m’a expliqué que c’était à cause que la peau de phoque était crue. On l'a simplement laissée séchée au soleil au lieu de la tanner chimiquement comme on traite habituellement le cuir. "Crue", donc, si tu la laisses sur le comptoir, attend-toi à une réaction de vieux steak oublié sur le comptoir : odeur, moisissure, yak et burk. Alors, tout l’été, il faut les ranger sous zéro et l'hiver on peut les laisser au frais dans son portique.
Dommage, pour cette artiste et les authentiques kamiik. Je les trouvais vraiment belles, mais pas très pratiques.

Écris en décembre 2010... comme le temps passe vite ;)
Désolé pour le "recyclage", j'ai peu le temps d'écrire ces jours-ci...

jeudi 1 janvier 2015

Dernières photos de 2014 (décembre à Iqaluit)


Dernières photos de 2014 (décembre à Iqaluit)

Le soleil à son zénith lors du soltise d'hiver. La baie de Frobisher.


La veille de Noël, superbes aurores boréales serpentant le ciel d'Iqaluit.
(Cette photo t'es dédiée, Mélanie :) 

Au petit matin, photo de la Baie de Frobisher à marée haute. N'est-ce pas superbe? 

 
Bonne année 2015
 
Happy New Year
 
Haapi Niu Yiahutitlu

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