lundi 13 juillet 2015

Les déchirures périnéales à l'accouchement


La nuit tombée, les enfants endormis, un rendez-vous en catimini prenait place au bout d'un sentier à Saint-Anaclet, dans la yourte intime de Laetitia (propriétaire de Chemins de Traverse). Nous allions offrir nos vœux à une amie et à son bébé à naître. (Lien vers mon blessingway, célébré l'été dernier)

Confidence de blessingway
Témoignages, blessures, rêves, inquiétudes... ce qui ce dit demeure entre nous. Je ferai une exception pour cet article (avec la permission des personnes concernées), parce que toutes les femmes ont peur de déchirer en accouchant.

Déchirer en accouchant
"Quand j'étais à Tahiti, les gens faisaient de la plongé avec un couteau à la main pour attraper les poissons. Ils m'ont appris à vider doucement et complètement mes poumons pour aller m'assoir dans le fond de la mer et attendre les poissons. Ils disaient que certaines Tahitiennes accouchent en respirant ainsi, que les poumons se vident puis que le diaphragme poussent sur l'utérus, ce qui permet une poussée du bébé en douceur, sans déchirure. Ils se moquaient bien de Occidentales, de nos accouchements où l'on respire superficiellement, pousse avec nos abdominaux et déchire notre précieux périnée."


De l'anecdote à l'expérience
Cette amie a expérimenté l'approche "plongée sous-marine" lors de son accouchement. Elle a donc fait la sourde oreille lorsque sa praticienne lui a dit de pousser en accouchant. Le résultat: un bébé né après une longue phase de la poussée d'environ trois heures, tout en douceur, laissant le vagin s'étirer doucement et demeurer intact (poussée physiologique).

Et vous, vous le saviez que certaines femmes accouchent sans jamais pousser?

lundi 6 juillet 2015

Parle-moi des Inuits



Depuis que j’habite à Iqaluit (Nunavut) et écris ce blogue, les gens me posent beaucoup de questions à propos des Inuits.
J'aimerais leur répondre... Mais, peut-on vraiment dire « les Allemands sont comme ci » ou « les Américains comme cela »? La généralisation et les stéréotypes sont des pièges car chaque individu est infiniment unique.

Récemment, j’ai vu un reportage où Rock Demers, le producteur de la Guerre des Tuques, qui se décrit lui-même comme citoyen du monde, exprimait très bien ma pensée :

« ...je pense aux expériences de vie que j’ai eu en Allemagne, en Italie, en Irak, au Japon, au Pakistan, en Turquie, en Inde… et je me suis senti chez moi partout. Et ça m’a fait réaliser que ce qu’on appelle la culture, la langue, la religion, c’est épais comme une feuille de papier, tout le reste en dessous de ça, c’est l’être humain, qui est le même partout et c’est surtout vrai pour les enfants. »

Photo de ma collection personnelle (comme toutes celles de ce blog)
Merci de ne pas reproduire sans autorisation



(1) DEMERS, Rock. Supplément du Coffret DVD Les contes pour tous, Entrevue avec Denis Héroux, Canal Savoir.

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"Ma mère, c'est la plus forte", un livre pour déconstruire nos peurs face à l'accouchement

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"C'est l'histoire de la naissance de ma petite soeur" Mat - fils de l'auteure

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