jeudi 31 mars 2016

Pourquoi la tire d’érable goûte-t-elle toujours meilleure dans la toundra?



C’était le congé de Pâques. C’était l’idée à Juanee. C’était une belle journée ensolleillée.

Iqaluit, pas Iqaluit, quand tu as le gène Québécois, même au cœur de l’Arctique, le doux printemps te donne envie de célébrer le temps des sucres. On y a bien pensé, à une promenade dans l’érablière la plus près... mais au bout de quelques heures sans feuilles, sans arbres, nous avons, contre toutes attentes, installé des collets à lièvres sur des traces fraiches, question de ne pas rentrer bredouille.

Heureusement que la fille de la campagne apporte toujours une conserve de sirop d’érable dans son sac à dos. Et un ouvre-canne. Et un brûleur au gaz compact. Alors, l’air autour de nous, puis l’île de Baffin tout entière, s’est embaumée du doux parfum de l’eau d’érable qui s’évapore et les amis se sont mis de la partie pour bâtir la première cabane à sucre du Nunavut. Au détour de nos 5 pièges à lapins, nous en avions attrapé six! Les enfants ont attrapé une énorme dinde… en chocolat, pour le souper. Nous avons dégusté notre festin de soupe aux pois, de bines, de ragoût de boulettes de r’nard, de tourtière et d’omelette avec du sirop d’érable. Il faisait tellement chaud que la glace sur la mer commençait à fondre et il fallait penser à rentrer en ville avant que les aurores boréales remplissant le firmament nous atteignent. La tire sur la neige n’a jamais été si bonne que cet après-midi-là dans la toundra. Pourquoi? Parce que nous l’avons fait bouillir avec amour.

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