mardi 3 janvier 2017

Confidences d'aventuriers

En cette nouvelle année,
mes meilleurs vœux à vous tous,
amis, famille et lecteurs!!!
Voici 3 réflexions extraites de mes lectures des fêtes et de mon propre journal.
Cynthia xx


En traversant le désert du Gobi (Mongolie), Sarah Marquis raconte :

« La magie du désert n'est pas vraiment propre au désert, mais à l'espace qu'il contient. Ici, il n'y a rien, aucune protection possible, pas de dunes non plus, juste rien. Aucune des choses qui se trouvaient dans ma vie d'avant ne pourrait m'être utile ici. La sensation d'être seule au milieu de ce vide est surprenante au début. Puis après de longues journées, de long mois de marche sans attente d'aucune sorte, les choses se transforment d'elles-mêmes. Je m'adapte en permanence à mon environnement qui devient familier l'espace d'un instant. Est-ce pour cette raison que je me trouve ici précisément? » (1)


Dans un chalet au cœur de la toundra nunavummiut, Cynthia Durand écrit :

« Loin du Wi-Fi et de tout écran, je n'ai pas aussi bien dormi depuis des lunes. Le seul projet, la seule tâche, est celle de l'instant présent, combler nos besoins de base. Dehors, la nature est immense et folle; une seule pièce, un seul toit, suffit à notre bien-être. Les enfants participent aux corvées : ils fendent du bois, alimentent le feu, coupent les légumes... Ils développent leur complicité fraternelle et rafinent leurs stratégies essentielles pour nos batailles d'oreillers. Merci la Vie. » (2)


En escale en Polynésie française, Carl Mailhot réfléchit :
« Le tour du monde, ça ne veut rien dire. C'est tout au plus une figure de style pour dire qu'on part de chez soi, qu'on avance toujours, et qu'ainsi on finit par revenir au point de départ. Cela ne veut surtout pas dire qu'on aura tout vu, loin de là, ni que notre connaissance des gens et des pays sera grandement enrichie.
Il faut regarder le chemin parcouru, au sens personnel du terme, plutôt qu'en somme d'escales effectuées.
(…)
J'arrive mal à évaluer où se situe ma tranquillité d'esprit. D'un côté, je pense que nos sociétés modernes auraient intérêt à retrouver ces insulaires, les plaisirs élémentaires de l’existence. De l'autre, je regarde cette population et j'ai l'impression qu'il lui manque ce quelque chose que nous procure le froid. Ce qu'on ressent quand on a le corps gelé comme une barre et qu'on vient s'assoir près du feu en laissant la poudrerie se déchaîner dehors. » (3)


(1) MARQUIS, Sarah. 2014. Sauvage par nature – De Sibérie en Australie, 3 ans de marche extrême en solitaire, Édition Michel Lafon, Suisse, p.120
(2) DURAND, Cynthia. 2016. Journal personnel, Iqaluit, Nunavut.
(3) MAILHOT, Carl et MANNY, Dominique. 1995. La V'limeuse autour du monde – six ans de navigation en famille, p.220

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